Contre-tourisme

(NB: les vidéos des articles mettent parfois un peu de temps à charger, soyez patients ! Et puis, vous pouvez agrandir presque toutes les photos en cliquant dessus.)

L’ expérience de Pula, le fait d’être bloquée quelque part aura au moins eu l’utilité de me faire voir les choses autrement. Maintenant, je reste. Je ne file plus d’un bel endroit à un autre, d’un paysage sublime à un autre. Je m’installe. Je rayonne certes, mais je m’installe, je regarde ce que les gens vivent et comment. Cela, si possible, dans les endroits où les touristes ne vont pas : les villages où il n’y a pas grand-chose à voir, les périphéries, les coins où le tourisme n’existe pas. La vie de tous les jours, quoi.

Deux photos ont été prises à Danilovgrad (le plongeoir jaune et les statues très « yougoslaves »).

En ce moment, je vis chez un ami, dans sa maison, avec sa famille. C’est à Podgorica, la capitale du Monténégro. Podgorica s’appelait avant Titograd. C’est un indice…

(Le jour où j’arrivais, le chemin venait d’être asphalté pour la première fois.)

La maison est à la périphérie de Podgorica. C’est difficile à décrire. Quartier pavillonnaire dans certaines rues, des blocs résidentiels neufs un peu plus loin, des habitations « dans leur jus » dans la rue d’à côté, une voie ferrée, la rivière, un immense espace pour promener le chien, pas très loin. C’est une sorte d’entre-deux.

Les gens fendent du bois pour l’hiver (et des sacrés bouts de bois, hein…pas de la gnognotte à deux balles), font griller des poivrons dehors pour le repas du soir, bricolent leur bagnole façon tas de ferraille, ou leur maison-jamais-finie.

Et puis il y a des chiens fous à force d’être enchaînés, des chiens tueurs, des chiens de catégorie 1 et 2 interdits en France. Ici, le chien a une fonction ou bien il n’existe pas et ne bouffe pas.(*) Il garde le poulailler, la maison, ou la dalle de béton de la future non-maison. Plus la vie des gens est dure, plus leurs chiens sont féroces et vivent dans des conditions juste incroyables pour nous.

Et puis, il y a des poules, des choux, un cheval, un ancien parc avec des agrès, des chiens encore, des vieux camions, des pour et des contre, des jeunes qui s’arrêtent pour me parler de Kip (en anglais), ceux qui s’en écartent, l’ homme qui a pris Kip en laisse, le temps que je fasse une photo de lui et l’Ambassade de Palestine.

Les ruines d’ une ancienne ville romaine tout au bout.

Duklja

(*) FAUX ! Je suis allée ce matin « en famille » assister à un concours de beauté canine. (Ptain ! j’aurais tout fait)…Moment grandiose. Ils sont venus de toute l’EUrope, les compétiteurs ! (même de l’ Ardèche ). Je n’ai pas résisté, je leur ai demandé de poser avec leurs chiens.

Sinon, mon ordinateur a ressuscité. J’adore ses grosses touches…

Publié par l'excédée

aquarelle, jardinage, David Austen, Yourcenar, Marc Aurèle, Rome, bidouilles, semis, camping sauvage, france culture, art nouveau, de stijl, Silverberg, escapades, récup', Gudrun Sjoden.

3 commentaires sur « Contre-tourisme »

    1. Kip était hors-concours. Les autres auraient été jaloux, sinon ; bref, ça aurait fait des histoires, ça aurait peut-être dégénéré en bagarre générale, et je veux pas d’ennuis, je suis pas chez moi. Mieux valait donc s’abstenir. Kip était d’accord, tu sais comment il est. Il est resté très simple, très accessible, malgré ses illustres origines (hum…).

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