Zézette

Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai été réveillée par l’orage.
( Accessoirement par le chien venu se mettre à l’abri ET par la pluie qui rentrait dans la tente, par une espèce de gouttière puisque je dors tente ouverte…). La foudre est même tombée pas très loin, dans un craquement pas rassurant. J’ai bravement écopé la flotte, essuyé le plus gros, recentré mon sac avec mes maigres possessions, envisagé avec horreur une semaine de pluie battante et tenace.
Ambiance maussade.
Après, je me suis dit que je trouverais bien une solution pour avoir de la place un peu plus à l’abri. Après tout, il y a la « zone » et ses petites maisons cassées.

Je me suis rendormie après avoir decidé de m’aménager un abri pour préparer mon café du matin au sec. J’ai un tarp mais pas de sardines. Le petit sac vert les contenant, a mystérieusement disparu.
J’ai deux espèces de piquets de tente, un fil à linge, et l’habitude de faire du tout avec du rien. Ça tombe bien, j’ai rien.

Coup de pot, malgré des nuages menaçants, le temps s’est amélioré au fil de la matinée.
J’ai mis la lampe solaire à recharger, à sécher ce qui devait l’être, bu 123 cafés et fumé 372 cigarettes.
Puis au prétexte de promener le chien, je suis repartie dans la Zone à la recherche de ce qui pourrait faire office de sardines.

J’y ai trouvé des trésors..enfin, des trésors, selon mes critères actuels.
De la ficelle, un sac de plage, un matelas de plage tout neuf, un torchon oublié par un campeur du dimanche, un tournevis ( une sardine !), un vieux parapluie. J’ai démembré le parapluie, récupéré les baleines.


Le sac sert maintenant à isoler ma popote du sol. Les baleines que j’ai tordues sont des sardines pour assurer la tente, quant au matelas de plage, ben…il me sert de : matelas de plage, et, plié en trois, de coussin d’extérieur, au pire il servira de barrage à la pluie à l’entrée de la tente.

Baleine pliée transformée en sardine, un comble…
On reste au stand poisson
Pour monter le tarp

Et tariiiiiiiiii ( bruit de cuivre, genre tuba romaine)

La véranda aah

Je sais, j’ai pas pris de photo du torchon, mais je suppose que vous voyez à peu près à quoi ça ressemble.

Manque plus que le caddie de Zézette*. Parce que dans MON camping, y a ce genre de truc:

Le mec, il a le plus grand camping car du monde et en plus il tire un plateau avec une bagnole dessus.

Les gens du camping doivent vraiment penser que je suis une réfugiée climatique, une fauchée de chez fauchés, une Afghane sans voile, ou un truc dans le genre.

Si je posais une soucoupe à côté de la tente, peut-être qu’ils déposeraient des pièces.

Pour finir…cette nuit, nouvel orage. Une bonne heure d’une pluie incroyable, des rafales de vent qui font ployer la tente, d’éclairs, de craquements qui semblent rebondir sur la mer, le chien en panique mais le montage du tarp a tenu bon. Moi aussi.

* la Zézette du film Le père Noël est une ordure.

Publié par l'excédée

aquarelle, jardinage, David Austen, Yourcenar, Marc Aurèle, Rome, bidouilles, semis, camping sauvage, france culture, art nouveau, de stijl, Silverberg, escapades, récup', Gudrun Sjoden.

6 commentaires sur « Zézette »

  1. Christine, tes vacances on en fera un livre, un film et une série sur Netflix. Matelas de plage à l’abandon et camping car géant, ce monde est en effet parfois déroutant. Hier, une copine m’a appris qu’il existait du CBD pour animaux « goût poulet ». Elle en donne à son chat, qui va pas très fort. je t’embrasse et te souhaite une soirée au sec.

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