Emmerdement de niveau 1

sur l’échelle de P… de Samaire, qui en compte 10

Outre la malle Campi, il y a dans le Kangoo, un horrible coffre en bois, de la longueur de la malle, qui s’ouvre en deux parties, fabriqué par mes soins avec du bois de récup, peinturluré en orange. La peinture a dû geler dans son pot avant que je m’en serve, le résultat final s’en ressent. mais c’est pas grave.

J’ai fait rajouter sur la malle une espèce de casier pour stocker mes fringues.

il y a une quinzaine de jours, quand je suis allée récupérer le casier, et, après une longue réflexion, j’ai fait fixer le casier avec l’ ouverture dans le sens qui me semblait le plus finaud. Le gars qui allait fixer le truc, me suggère autre chose, je renvoie sa suggestion d’une pichenette. Après mon premier week-end à me contorsionner pour atteindre mon sac de vêtements, mes godasses et ma trousse de toilette, je me dis que le type n’avait peut être pas tort.

Qu’à cela ne tienne, y a plus qu’à faire pivoter le casier d’un quart de tour.

Donc enlever les GROSSES vis. Ah tiens, j’ai pas de tournevis assez gros. Donc, emprunter l’énorme tournevis plat de Vivien, mon voisin. (envoi d’un SMS désespéré), me contorsionner puisque le casier est à 15 centimètres du plafond de la voiture,faire pivoter, ptain ça pèse lourd ce truc, revisser, afficher un air triomphant. Rendre le tournevis à Vivien qui passe par là, vu que c’est le voisin.

Je décide de rajouter une espèce de porte qui se soulèvera avec des charnières. Je récupère des charnières, ah tiens j’ai pas les bonnes vis. (On n’a JAMAIS les bonnes vis). J’en trouve quatre qui peuvent faire l’affaire momentanément et que je changerai un jour prochain, c’est sûr. Je vais chercher mon cruciforme de compet’ que je pose sur la malle.

Évidemment, il roule et avant que je puisse faire quelque chose, il tombe ENTRE la malle et le coffrage de passage de roue, dans un espace de quatre centimètres de large et cinquante centimètres de haut.

Je m’extirpe, j’ouvre la porte latérale, je cligne de l’œil, aperçois le tournevis, en chope l’extrémité extrême. Je me crois sauvée. Merde, ça ripe. Et cette fois, ce putain de tournevis se coince entre la malle et le coffre orange, qui sont hyper bien fixés au sol. 3 centimètres de large, 40 cm de haut. Je mate mon tournevis à m’en faire péter le globe oculaire droit, (si je ferme pas un œil, j’y vois rien, ça me fait loucher).

« Il faudrait que je le bascule à la verticale, et que je le remonte en raclant la paroi du coffre. » que je me dis. « Qu’est-ce que je ferais si j’étais moi ? » me pressé-je le citron. Je chope un tronçon de manche à balai qui est en partance pour la déchet’ , je fixe une fourchette avec du scotch gris à son extrémité. Et armée de mon semi harpon un peu courbe, je réussis à coincer la partie métallique du tournevis entre deux dents de fourchette. Là je pique un fou-rire, la situation est ridicule, je veux juste fixer ces fichues charnières, pas faire une partie de pêche au tournevis à la fourchette-harpon. Je racle le long du coffre, et réussis à remonter mon cruciforme chéri ! Victoire !

Bon, ça fait quand même vingt minutes que je joue à « pêcheur d’Islande » et que j’ai même pas commencé vraiment à bricoler.

Je me réinstalle à l’arrière, assise sur la malle, cou plié, dos vrillé. Et là, là, oui, là, je constate que je ne peux pas tenir le tournevis à la verticale, j’ai pas la hauteur entre le casier et le plafond. Grand moment de solitude. Avec la visseuse, ça passerait, mais le bois du casier est si dur, qu’il va falloir faire des pré-trous. Pas grave, je sors la perceuse. Mais j’ai plus de rallonge, laissée dans les Ardennes. De toute manière, je percute soudain que je ne pourrai pas non plus tenir la perceuse à la verticale, j’ai pas la hauteur sous plafond. Je me dis qu’il faut que je sorte le casier de la bagnole, donc que j’enlève à nouveau les GROSSES vis. Ah oui, mais, j’ai rendu le gros tournevis à Vivien.

A votre grand soulagement, et à coup de marteau, je les ai faits, les pré-trous. C’est pas un casier en bois dur qui va m’emmerder ad libitum, quand même !

Ce matin, léger torticolis, mais petite récompense, je viens de trouver comment donner la possibilité d’agrandir les photos en cliquant dessus.

Le fond reste noir, j’arrive pas à changer la couleur… je vais continuer en blanc sur noir, vous allez vous y faire.

Publié par l'excédée

aquarelle, jardinage, David Austen, Yourcenar, Marc Aurèle, Rome, bidouilles, semis, camping sauvage, france culture, art nouveau, de stijl, Silverberg, escapades, récup', Gudrun Sjoden.

2 commentaires sur « Emmerdement de niveau 1 »

  1. Quelle aventure ! Tu nous referas un post quand t’auras uniformisé les vis pour les charnières (avec un tuto comme tu sais faire) ? Je veux voir ça, si tu tiens promesse. Notes bien que ce n’est pas une histoire de confiance, mais juste pour voir le résultat final. Je suis moi-même très maniaque, sauf quand la paresse prend le dessus. Et alors là, pour ma part, c’est le provisoire éternel.
    Puisque je parle de tuto, je t’en suggère un : https://youtu.be/KWRuQy-eB_0
    19 min 36 de pur bonheur.

    J’aime

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